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BERNARDIN
DE SAINT-PIERRE (Henri) - (Brunelleschi)
PAUL ET VIRGINIE
P., Guillot, 1943.
In-4°, 4ff,170pp, 2 ff, broché, couv. rempliée,
sous étui.
Illustré
par Umberto BRUNELLESCHI de 18 compositions
en couleurs comprenant: 12 h.t., 3 bandeaux
et 3 lettrines. Superbes coloris au pochoir.
Tir. lim. à 525 ex. Bel exemplaire sur vélin
d’Arches. En parfaite condition.
Biographie
( suite ) :
Il
donna des dessins à l'Assiette au beurre
et collabora également à différentes
luxueuses revues de mode telles que Les Feuillets
d'Art, La gazette du bon ton, Fémina,
le Journal des Dames et des Modes. Il fut
également le directeur artistique d'une
revue éphémère (1919-1920),
mais remarquée : La Guirlande de l'art
et de la littérature. Ambitieux d'une
uvre plus rare, l'artiste ne dédaignait
pourtant pas alors de composer des panneaux-réclames
pour un grand magasin. Il devient portraitiste,
colorant son modernisme d'influences florentines.
Dans
les années vingt, Umberto Brunelleschi
diversifia ses activités en créant
des costumes pour les revues des Folies Bergère
ou du Casino de Paris et pour le théâtre
(Le Châtelet à Paris, et des
théâtres à New York, en
Italie et en Allemagne). Il fut le créateur
de nombreux costumes de scène pour
Joséphine Baker.
La
carrière de Brunelleschi est avant
tout celle d'un illustrateur ayant entendu
à la fois la leçon de nos maîtres
galants du XVIIIe siècle et celle des
bouffons de la Comedia del arte. Luc Monod
recense près de 30 ouvrages illustrés
par Brunelleschi, pour des auteurs tels que
Andersen, Gabriele d'Annunzio, Charles Perrault,
Jean de La Fontaine, Boccace (le Décaméron),
Diderot, Voltaire (Candide, L'Ingénu),
Goethe, Musset ou encore l'abbé Prévost.
Ses gouaches originales pour l'illustration
de livres étaient régulièrement
exposées dans les différents
Salons à Paris et à la Biennale
de Venise.
Peintre,
décorateur, portraitiste et graveur,
Gravures en couleurs, pochoirs.
Originaire
de Toscane, Brunelleschi a effectué
une partie de sa carrière à
Paris. Surtout illustrateur, il collabore
à La Gazette du bon ton (1912-1913)
à La Vie parisienne, Fantasia, Le Rire,
Flirt, La Baïonnette, Fémina,
en bref, une catégorie de la petite
presse pour laquelle la mode, l'actualité
mondaine, la fantaisie, voire la satire, étaient
la raison d'exister.
Doué
d'un bon sens décoratif (il était
aussi décorateur de théâtre),
Brunelleschi par son style où se marient
les souvenirs florentins, la Commedia dell'arte
et les scènes galantes, est parmi les
illustrateurs et les graveurs sachant offrir
à leur public charme et élégance,
tout en s'imposant une certaine rigueur. Ce
goût du décoratif, on le retrouve
encore dans ses panneaux-réclames,
ses figures, ses projets de décoration
murale ou ses projets d'affiches qu'il expose
aux Salons des humoristes (1907, 1908, etc.).
Dans
ses planches isolées, gravures originales
en couleurs ou pochoirs qui, pour la plupart,
sont éditées par L'Estampe moderne
(vers 1925-1926, tirage variant de cent cinquante
à trois cent cinquante ou cinq cents
exemplaires), on retrouve les mêmes
sujets décoratifs et anecdotiques :
Douce Résistance, Charmeuse d'oiseaux.
La Rosé, Les Papillons, La Déclaration,
ou parmi les pochoirs (beaucoup plus nombreux)
: Amour de Colombine, Feu d'artifice, Les
Fantoches, La Cueillette, La Répétition,
Danseuse orientale. La Mandoline, Madrilène,
Baiser dans le cou, Premier Baiser, La Gondole
rouge, etc. (tirés à six cents
exemplaires). Brunelleschi a illustré
de nombreux textes de Boylesve, Voltaire (Candide,
1933), de Charles Perrault (Contes du temps
jadis), Musset (La Nuit vénitienne),
Goethe, Diderot (Les Bijoux indiscrets, etc.).
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