Encouragé
par son père, peintre, Paul JOUVE dessine dès
son plus jeune âge les animaux et fréquente
régulièrement le jardin des Plantes
et le Muséum d'histoire naturelle. Il entre
à 13 ans à l'École des Arts décoratifs,
puis à l'École des beaux-arts, et participe
à 16 ans à des expositions, remportant
un premier succès au Salon des Artistes français.
Ses dessins animaliers seront remarqués par
l'architecte René Binet qui lui passe commande
de la décoration de la porte monumentale de
l'Exposition universelle de 1900, éveillant
ainsi son talent de sculpteur et l'encourageant à
poursuivre l'étude de la physionomie animale
par de nombreux voyages dans les zoos européens
et d'Afrique du Nord.
En 1907, grâce à une récompense
de la Société des Artistes orientalistes,
il sera l'un des premiers jeunes artistes boursiers
à résider dans la villa Abd-el-Tif,
en Algérie.
La guerre viendra interrompre sa découverte
de l'Afrique, mais, engagé dans l'armée
d'Orient, le poussera à découvrir la
Grèce et notamment les monastères du
Mont Athos.
Il
s'embarquera après la guerre vers l'Extrême-Orient
: à Ceylan, Saïgon, Pnom Penh, de magnifiques
palais et la jungle s'ouvriront à lui et son
Oeuvre s'imprégnera de l'aventure et de l'exotisme
orientaux.
Plus tard, il découvrira la jungle africaine
qu'il mettra également en scène dans
ses oeuvres.
À travers ses dessins, aquarelles, peintures
et sculptures, JOUVE a construit sa réputation
autour de sa capacité à saisir et à
pénétrer aisément et profondément
le caractère de chaque espèce animale.
Il a illustré, parmi d'autres, le Livre de
la jungle de Rudyard Kipling et Un pèlerin
d'Angkor de Pierre Loti.
Il collaborera avec Jean Dunand, Goulden, se liera
d'amitié avec Gustave Miklos, Joseph Csaky,
Pierre Legrain, Marcel Coard, Eileen Gray. Son succès
international ne s'est pas démenti depuis.
D'aprés Felix Marcilhac : Paul JOUVE.
Peintre sculpteur animalier, Les Éditions de
l'Amateur.
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