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(Gaudion) MORAND (Paul). POÈMES
(1914-1924). LAMPES À ARC, FEUILLES DE
TEMPÉRATURE suivis de VINGT-CINQ POÈMES
SANS OISEAUX.
Toulouse,
Richard, 1926, petit in-4°, 164pp, couv.
rempliée illustrée.
Première Edition superbement illustrée
par Georges GAUDION de 16 aquarelles toutes
h.t. (dont 1 en couverture) coloriées
au pochoir par J. SAUDÉ. Tir. lim. à
400 ex. Celui-ci sur vélin d'Arches.
Rare et recherché. CARTERET, V, 144.
En parfait accord avec les textes de l'auteur,
l'illustration est une remarquable interprétation
d'un esprit très moderne (nombreuses
compositions cubistes) par Georges Gaudion (1885-1942),
qui s'inspire largement d'atmosphères
de l'époque fort diverses, que cet artiste
aux talents multiples fut amené à
bien connaître.
Ayant débuté sa carrière
comme chimiste, à Toulouse, auprès
du Pr Paul Sabatier, Prix Nobel de chimie, Georges
Gaudion se lance, de 1905 à 1910, dans
la création d'uvres musicales de
jazz et, en voyage à la Nouvelle-Orléans,
y devient lui-même musicien de jazz.
Peintre et aquarelliste, il illustre des poèmes
de Jean Cocteau (1922) et divers ouvrages dont
ces Poèmes de Paul Morand (1926, chez
Richard), À la manière de
,
pastiches littéraires de Paul Reboux
et Charles Muller (1927, chez le même
éditeur toulousain), qu'il accompagne,
avec beaucoup de verve, d'illustrations "à
la manière de" Laboureur, Laurencin,
Utrillo, Picasso, Van Dongen, Hémard,
etc.
Il fut aussi décorateur pour le cabaret
(notamment des revues de La Cigale) et le théâtre,
et travailla la céramique, à Toulouse,
auprès de Suthaud. Également poète,
il fonda, après la Première Guerre,
la revue Poésie et collabora, dans les
années 1930, à la revue L'Archer.
En 1920, il avait épousé Luce
Boyals, artiste peintre.
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