(Dunoyer de Segonzac) FARGUE
(Léon Paul). CÔTES RÔTIES
1928-1938.
Paris, Editions Textes Pretextes, 1949, gr.
in-4°, en ff., 184 pp., 4 ff. n. ch., couverture
illustrée, chemise, étui .
Illustré
par DUNOYER DE SEGONZAC de 46 aquarelles dont
14 à double page et de 2 eaux-fortes
h.-t. (vu de St Tropez et portrait de Dunoyer
de Segonzac) . Tirage limité à
252 ex., tous sur Arches. Celui-ci 1/XII reservés
pour les collaborateurs.
Etui légèrement usé, sinon
exemplaire en parfait état.
" Après des journées passées
à peindre dans la campagne de Saint-Tropez,
je gagnais vers le soir les plages pour regarder
la faune que chaque été ramène
sur les ables de la Côte ", écrit
André Dunoyer de Segonzac, introduit
le texte de son ami Léon-Paul Fargue,
dont il se trouve l'instigateur. En effet :
" J'avais conservé ces croquis dans
mes cartons d'où ils ne seraient sans
doute jamais sortis si, pour distraire mon ami
Léon-Paul Fargue immobilisé dans
son lit, je n'avais pensé à les
lui montrer pour les rappeler les étés
heureux (
). Ces aquarelles ont ravivé
ses souvenirs et inspiré les pages suivantes
qui furent, sans doute, ses dernières.
"
Léon-Paul Fargue y évoque ainsi,
au long de ces pages, la côte provençale,
au cours de l'Entre-deux-guerres, où
hommes et femmes venaient s'y dorer " comme
dorades et perdreaux au four ".
" Un des secrets de Segonzac, écrit-il,
jamais de cellulite, aucun côté
Daumier, Jérôme Bosch, Dante. (
)
Des créatures dures du Dieu sportif et
sain qui veut soigner les choses et les gens.
(
) L'odeur du nu flotte dans l'air comme
une bonne nouvelle. On reconnaît des amies
dont on ne savait pas les cuisses aussi longues,
les seins aussi écartés. (
)
On oublie les monstres pour se consacrer exclusivement
aux beaux spécimens, aux créatures
soignées, aux enfants chéris des
dieux. Et il y en a de plus en plus. Les temps
modernes ont beaucoup fait pour la beauté
des corps, et ils ont gagné. "
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