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BARRUCAND (Victor). L'ALGÉRIE
ET LES PEINTRES ORIENTALISTES.
Grenoble, B. Arthaud / Succr des Éditions
Rey, 1930, 2 tomes reliés en 1 vol. fort
grd in-4°, 86pp, 3ff +14 pl., 64 pp n.ch.
(gardes blanches+légendes), demi-basane
rouge vif à coins, dos orné à
froid en long, tête dorée, couvertures
conservées.
Couvertures illustrées
en couleurs de Ketty CARRÉ et Mohammed
RACIM. Avec 14 hors textes en couleurs de
: Antoni, A. Assus, Maurice Bouviolle, Léon
Carré, Léon Cauvy, Henri Chevallier,
Étienne Chevalier, Marius de Buzon,
Eugène deshayes,Louis Fernez, Auguste
Ferrando, Pierre Frailong, Édouard
Herzig et G. Lino.
Tirage limité et numéroté.
1/150 ex. de tête sur papier d'Arches
à la cuve. Bel exemplaire.
Réunissant réflexions et critiques
que l'auteur publia dans la presse au fil
des années, cet ouvrage a paru à
l'occasion du Centenaire de l'algérie.
"C'est une présentation très
personnelle du mouvement - écrit Céline
Keller
Conservateur de bibliothèque, dans
la préface qu'elle a rédigée
pour la réédition de cet ouvrage,
en 2003, aux éditions du Tell -, où
alternent des réflexions sur l'évolution
artistique en Algérie, de courtes présentations
des peintres et des poèmes évoquant
des scènes, des villes ou des motifs
typiquement algériens
"
Après un court préambule, il
nous présente les premiers maîtres
de la peinture algérienne et le renouveau
insufflé notamment par la villa Abd-el-Tif.
Il s'intéresse ensuite à la
technique picturale, au marché de l'art.
Il détaille la géographie des
paysages algériens (le Sahel, le Sud,
les Hauts plateaux, le Sahara) et démontre
comment ces climats déterminent un
mouvement artistique proprement algérien
Victor Barrucand nous invite à des
déambulations dans la ville d'Alger,
montrant ses transfigurations, son changement
continuel et le renouveau de l'art qui en
découle. Il souligne la richesse de
l'artisanat traditionnel, s'attarde sur les
portraitistes, s'arrête sur les différentes
ethnies qui composent la population. Il pose
encore la question de l'art, comme description
de la nature, comme innovation et comme mouvement.
Mais pour mieux illustrer l'art orientaliste,
plutôt que d'abstraites démonstrations,
il présente ses poèmes, subtilement
choisis et introduits par de courts textes
explicatifs
"
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