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AUGUSTE LEPERE
(1849-1918) SANS
TITRE (Commémoration 1830-1880)
Gravure sur
bois.
H: 30 cm x L: 45 cm
Signature gravée: A.Lepère, del.
s., en bas à gauche.Tirage sur japon
impérial.
AUGUSTE LEPÈRE
(1849-1918), peintre, dessinateur et surtout
graveur, fondateur et vice-président
de la première SGBO (Société
de la Gravure sur Bois Originale).
Nous présentons ici quelques tirages
sur papier japon de gravures sur bois exécutées
par l'artiste dans les années 1880, la
plupart pour Le Monde Illustré. Ayant
débuté la gravure à l'âge
de 13 ans, dans l'atelier de Smeeton, A.L. se
consacra d'abord aux bois d'interprétation,
pour Le Magasin Pittoresque, puis, à
partir de 1872, principalement pour Le Monde
Illustré. Chef d'atelier, ayant remplacé
le dessinateur Daniel Vierge, il va bientôt
s'affranchir de la simple copie pour se "graver
lui-même". Le Monde Illustré
publie pour la première fois en mai 1877,
une de ses gravures originales.
Il est alors devenu, selon Henri Beraldi, "un
graveur d'un talent exceptionnel", puisant
le plus souvent " dans l'observation de
Paris actuel les sujets de ses bois originaux
qu'il grave avec une fantaisie et un piquant
très caractéristiques."
De 1881 à 1890, il signe, dans presque
chaque numéro du Monde illustré,
des gravures originales ou d'interprétation.
Pour établir ses croquis d'actualité,
il part en reportage dans tout la France et
aussi à l'étranger. Et travaille
alors également pour d'autres périodiques,
comme L'Illustration.
"Au cours de ces années de collaboration
aux magazines illustrés, Auguste Lepère
réussit à se créer un style
immédiatement reconnaissable. Les bois
qu'il grave de sa main ou que le praticiens
incisent d'après ses dessins nerveux
et concis, prennent un aspect dépuillé,
clair et brillant, rejetant la "teinte",
"cette fille bâtarde la photographie",
dont se lasse le lecteur. Lorsqu'il grave encore
par nécessité d'après les
dessins des autres ou d'après d'indispensables
photographies documentaires, il témoigne
d'une france indépendance vis-à-vis
du modèle proposé et se réclame
de la liberté du peintre." (Agnès
de Belleville, Dictionnaire des graveurs de
la SGBO, L'Échelle de Jacob, 2000).
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